Classe : Elasmobranches
Sous-classe : Sélaciens
Ordre : Carcharhiniformes
Famille : Carcharhinidae
Genre : Galeocerdo Müller et Henle, 1837
Espèce : aduncus Agassiz, 1843
Description générale
Présent depuis l’Eocène, le Galeocerdo aduncus (aduncus signifiant crochet
recourbé) effrayait les autres poissons de par sa silhouette à la fois massive et profilée. D’une taille pouvant atteindre six mètres de long, le requin tigre possédait un museau court et arrondi
souligné par de longs sillons nasaux oraux. Les nageoires pectorales triangulaires étaient fortement dimensionnées de même que la première dorsale. La seconde nageoire dorsale était opposée à la
nageoire anale. La caudale possédait un lobe inférieur sensiblement plus court que la partie supérieure. Il possédait 5 fentes brachiales (caractéristiques des nouveaux genres de
requins).
Le Galeocerdo aduncus était présent dans les mers tropicales, voire tempérées
chaudes. Pouvant aller jusqu’à cent cinquante mètres de profondeur, ce requin fréquentait aussi bien les eaux tranquilles des lagons que les abords des récifs battus par les vagues ou les eaux
turbides des estuaires.
D’habitude solitaire, il pouvait néanmoins vivre en petit groupe d’une demi-douzaine
d’individus.
Le Galeocerdo était le seul genre ovovivipare de la famille des Carcharhinidés,
c'est-à-dire qu’il se reproduisait par des œufs mais les conservait dans les voies génitales jusqu’à leur éclosion (l’embryon se développait uniquement avec les réserves accumulées dans l’œuf).
La maturité sexuelle intervenait entre sept et dix ans. Après une gestation de douze mois environ, la femelle donnait naissance à une portée de dix à quatre-vingts petits de soixante-quinze
centimètres de long environ.
Ce requin se nourrissait pratiquement de tout ce qui était à portée de mâchoire et était
aussi charognard.
Description de la dentition
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Galeocerdo aduncus
Burdigalien (Martillac)
Hauteur : 12 mm
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Les dents du Galeocerdo aduncus sont identiques sur les deux mâchoires. Elles sont
formées d’une cuspide principale finement dentelée recourbée vers l’arrière et d’une lame plus sommairement dentelée.
Les dents symphisaires ont une pointe plus redressée et un tranchant sans
denticule.
Les dents mises au jour sont en général en très bon état de conservation. De nombreuses
parties du monde ont donné de très beaux spécimens (gisements des Etats-Unis, Grande-Bretagne) et en France également où de nombreux gisements ont permis de mettre au jour de très belles dents,
notamment dans les niveaux Burdigalien du Bordelais (Martillac, Léognan, Cestas).
Olivier NAULEAU